vendredi 8 juillet 2011

Quelques kilomètres et la fierté.

Aujourd'hui, nous sommes partis faire un vélo avec les enfants. Évidemment, il y avait un but dans notre randonnée totalisant 34 km: le pique-nique après 17 km.

J'aime faire de l'exercice et je tente de me tenir en forme. Soucieuse de la santé de mes enfants, de leur ligne et de leur sens à l'effort, j'essaye autant que possible de les faire bouger, de valoriser les sports, les activités sans moteur.

Par contre, j'ai un brin d'empathie quand je les vois pédaler fort fort dans une côte qui monte, avec leurs petits mollets chétifs et quelques gouttes au front. Je sais qu'enfant, on a besoin de plus que de se faire dire: Envouaille! Pédale! Ça va te mettre en forme! Entre ce commentaire et une claque dans la face, je choisis la deuxième option. Je pense bien qu'à 5 ans, on en a rien à cirer de se mettre en forme. On veut du fun, pas de la forme.

Aujourd'hui, telle une carotte pendue au bout d'un bâton, le lunch du dîner était source de motivation. Mes enfants avaient en tête les magnifiques sandwichs au jambon, les chips, les fraises, les crudités, la trempette et un Jos Louis!

Au retour, alors qu'un seul petit kilomètre nous sépare de notre douillette voiture, je prends le temps de souligner l'effort de mes enfants. Je les félicite démesurément, je leur dis que je suis fière d'eux, je cherche à faire naître en eux ce sentiment d'avoir accompli quelque chose, et surtout d'en être fier.

jeudi 7 juillet 2011

D'où ça sort?

Nous sommes en camping. L'heure du souper approche, enfin, c'est l'heure de l'apéro, l'heure où, pendant que les parents prennent un drink, les enfants "pré-mangent" tout ce qui leur tombe sous la main. Lire ici des trucs comme des peanuts, des chips, du concombre, de la réglisse, des craquelins, des jus...

Pour mettre fin à ce "all you can eat" , je sors un petit truc de bricolage que j'avais acheté afin de justement, meubler des temps morts pour les enfants. Malheureusement, les temps morts pour les flots équivalent à ceux où l'on semble revivre, nous, les adultes. Une petite douche après une journée de plage, le bruit d'une canette de Heineken qui s'ouvre, une belle chaise de camping à l'ombre, une petite brise, le repos avant le souper.

Bon, revenons au vif du sujet, je sors donc ce bricolage qui consiste à habiller de vêtements de styromousse, des petits bonhommes (de styromousse) nus. Les petits bonhommes sont couleur peau, brun pâle ou brun très foncé. Le truc s'appelle : Peuples du monde.

Je leur demande de se choisir d'abord un bonhomme nu afin qu'on l'habille. D'emblée, tous prennent un blanc...et y a Robin qui dit:

-Arc! Moi j'prends pas un noir!

Je capote. D'où vient ce commentaire? Ce préjugé défavorable ? Ce racisme gratuit?

Je tente donc de faire un peu d'éducation et lui demande la raison de son commentaire, je lui fais la morale, puis on finit par vêtir des bonhommes de toutes les couleurs.

Ouf...on a du chemin à faire de ce côté...Et je suis bien intriguée à savoir d'où ça vient. Est-ce qu'il y a vraiment une explication?

mercredi 6 juillet 2011

Le présent, c'est pas un cadeau!

Il est vrai, quand l'hiver n'en finit plus de finir, je suis toute excitée de retrouver dans les centres commerciaux, les vêtements d'été. Heureuse aussi de voir sur le dessus de la circulaire Canadian Tire les trampolines, les abris moustiquaires ou Jean Coutu et ses crèmes solaires.

Mais là, c'est trop. Les vêtements d'été sont déjà en liquidation et les abris Tempo vont bientôt se montrer le bout du nez sur les publicités. On veut nous vendre des râteaux pour les feuilles qui tomberont dans 4 mois, on a sorti les trucs oranges et noirs pour le 31 octobre et, le comble pour l'enseignante et la maman que je suis: les cahiers Canada et les boîtes de Crayola vont bientôt nous sauter dessus à l'entrée des pharmacies sous une pancarte indiquant clairement: Vive la rentrée!

Peut-on se sentir un 6 juillet?

Chaque chose en son temps. Vivre au jour le jour. Un jour à la fois doux Jésus. À trop penser à l'avenir on en oublie le présent. Que je me répète devant cette pression commerciale qui veut nous faire aller trop vite. Essoufflant.

mardi 5 juillet 2011

Le bon des punitions

Ce matin, je me fais réveiller par une chicane qui surgit en bas. Les gars se tiraillent, se battent, ça se met à chigner. N'ayant rien vu, je leur ordonne, du haut de mon lit, de monter immédiatement chacun dans leur chambre. Se réveiller en criant après une nuit de sommeil n'est pas de tout repos.

La punition fût longue...Car qui réveille maman de cette façon paiera pour. Le prix à payer: demeurer dans sa chambre jusqu'à ce que je me sois décollé les yeux, douchée, fait un café et ingurgité quelques tasses, avec ma pilule anti-bébés en apéro. Élément à ne pas oublier lorsqu'on se lève du lit d'une telle façon.

Ce qu'il y a de bon dans ce petit moment où mes enfants sont punis, c'est qu'ils passent non seulement du temps dans leur chambre mais ils découvrent et réorganisent celle-ci. Louis fait du ménage, change ses meubles de place, décolle les posters et les place ailleurs, jette les mouchoirs qui ont mouché sont petit nez il y a quelques nuits...Robin, lui, ordonne ses toutous, plie son pyjama, fait son lit, nettoie la fenêtre de sa chambre avec la buée que fait sa bouche et s'habille.

Ils ont de qui retenir. Je me suis surprise dernièrement, lors d'une petite discussion corsée avec mon chum, à astiquer mon meuble de télé, à frotter les taches sur le plancher et à rendre la table de cuisine plus luisante qu'elle ne l'était lorsque je l'ai achetée!

Finalement, les chicanes, les punitions, ça a du bon!

lundi 4 juillet 2011

Fruits

Mon panier de fruit fait pitié: une pomme trop chaude, une tomate bien mûre, 2 limes malheureusement devenues dures, une gousse d'ail entamée.

Hum...pas très beau pour mes yeux. J'aime quand mon panier de fruits déborde de choix. J'aime regarder les couleurs, qu'il y aie une saveur santé dans ma cuisine, j'aime que les enfants puissent piger sans permission dans cet amas de vitamines.

Demain j'irai à l'épicerie. Je prendrai un paquet de petits sacs transparents à fruits et légumes et ferai une superbe sélection de ces derniers.

Pêches, pommes vertes, bananes, pruneaux, tomates cerises, mangues et quelques kiwis.

Je prévois même aller tôt demain m'agenouiller avec les gars dans un champ, l'espace de quelques plats. Pas équeutées s.v.p.

Ensuite, je départirai tous ces petits fruits de leur queue en trouvant dans le plat de Robin, 1 belle fraise sur 4. Il a ce don de choisir les trop mûres, les pas assez mûres.

Et on achètera de la crème fouettée !

(Crème fouettée tant aimée de mes enfants, non pas pour son goût mais pour le plaisir de tourner la "can" à l'envers et d'appuyer sur le bouchon pour faire sortir la crème, en faisant différents designs!)

dimanche 3 juillet 2011

Retour de camping...

Haut le coeur...

Nous sommes au Mc Donald's. Robin joue avec la paille de son berlingot de lait vide. Il la mâchouille, se gratte les dents, souffle dedans, bref, y découvre quelques utilités.

-Maman, pourquoi quand je mets ma paille loin dans ma bouche, ça me la fait enlever?

Brillant...

Après 2 bonnes heures d'auto, alors que quelques minutes nous séparent de la maison, je commence à "minder" mes gars qu'ils devront m'aider à défaire les bagages, ramasser le stock de camping, mettre la main à la pâte quoi malgré notre fatigue et la chaleur.

Louis, assis derrière la voiture dit à son frère:

-Robin, aide-moi, on va se chicaner, comme ça maman va nous mettre en punition chacun dans notre chambre pis on n'aura pas besoin de l'aider!!!

vendredi 1 juillet 2011

Cheese!

Hier, nous soulignions l'anniversaire de mon copain. Tentant de mettre mes enfants complices de la surprise, (car son anniversaire est aujourd'hui mais il partait donc nous nous prenions à l'avance, d'où la surprise) je leur montre le gâteau, et nous fabriquons des cartes de fêtes "maison", les plus belles et les plus uniques.

Robin glisse un mot à papa dans l'après-midi que nous allons fêter sa fête au souper. Merci Robin.

Puis, arrivé le moment du dessert, je demande aux gars ce qu'ils veulent et Robin me dit: Ben maman, "y avait" pas du gâteau de fête au chocolat?

Ils ont de qui tenir ces enfants. Je suis incapable d'attendre le moment de l'anniversaire pour donner mon cadeau ou ma carte. Trop excitée. Je veux que la personne l'aie avant le temps pour pouvoir en profiter plus longuement.

Aussi, je suis du genre à appeler la veille de la journée d'anniversaire pour être la première à souhaiter " Bonne fête!"...ou bien j'appelle tôt le matin, très tôt, trop tôt.

On a chanté le traditionnel "Bonne fête" qui me met toujours les larmes aux yeux. Je ne sais pas, il y a quelque chose d'émouvant dans le fait de voir quelqu'un se faire célébrer. Puis il y a eu les bougies à souffler avec deux chiffres qui se suivent, un 4 et un 5. Mon chum a pris le temps de réfléchir à son vœu. (J'aurais tant voulu savoir!) Il a lu à voix haute tous les mots de nos cartes. J'ai mis le retardateur de l'appareil photo puis j'ai couru me mettre la face entre deux petites têtes frisées. On regardait l'objectif, on criait "cheese", on a immortalisé ce petit moment de bonheur.

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