jeudi 31 mars 2011

Anecdote de cabane.

Cet après-midi: cabane à sucre commerciale avec les élèves. Nous avons apporté nos lunchs et mangeons dans le fond de la cabane sur des tables recouvertes de belles nappes carreautées rouges et blanches. La salle est remplie par des groupes de l'âge d'or qui dégustent oreilles de Christ, fèves au lard, jambon à l'érable. Il n'y a pas à dire, nos jeunes ados font baisser la moyenne d'âge et leurs cheveux colorés ressortent des têtes blanches. Mais une chevelure se démarque en particulier: celle d'une des serveuses. Une coupe Longueil, un pad, une coupe short and long, appelez-ça comme vous voudrez, elle a tout un look.

Tout-à-coup, quelqu'un a appuyé sur une touche du piano électrique et il te part un de ces airs de chanson que tu n'as pas le goût d'entendre en ce beau jeudi après-midi: Dans ma belle petite maison dans la vallée....Et qui ne s'approches-tu pas des tables en chantant au micro sans fil? La serveuse sans style!

On a rigolé un peu, bien sûr, c'était un peu pathétique. Mais le plus rigolo fut d'apercevoir que la chanteuse avait déjà endisqué deux albums, qu'elle vendait à la caisse à travers cornets de sucre, suçons à l'érable, pots de tire et porte-clés en forme de chalumeaux!

J'ai toujours secrètement rêvé d'être populaire. Mais si on m'apprend que ma popularité sera un jour gagnée en chantant dans une cabane à sucre au printemps, je préfère de loin rester anonyme!

mercredi 30 mars 2011

Pas pire pour un mercredi bien ordinaire.

Ce soir, on a mangé une crème de légumes que j'avais faite dimanche avec des crevettes et des légumes cuits dans mon wok et du riz. Bien simple. Bien modeste. Mais bon, si je changeais un peu la tournure des mots pour faire beau...et me donner un peu plus de mérite: (je ne change rien au menu, je vais juste le décrire de façon plus sophistiquée)

Menu du mercredi

Crème d'amour potagère
Sauté de crevettes de la mère* entouré de ses petits brocolis et carottes en juliennes...
Lit de riz Basmati


* Jeu de mots plus que voulu

Wow!! Pas pire!! Je n'avais pas de visite, c'était un jour de semaine normal comme tous les autres et j'ai réussi à concocter un repas qui était presque digne du Ly-Haï ou du Tiki Ming! Le goût, les couleurs, la présentation, tout y était, sauf la musique asiatique, les baguettes, le glutamate monosodique, le beignet aux ananas et le apportez votre vin!...

Je "m'autofélicite" pour ce délicieux repas et vais à l'instant poser ma candidature à l'émission Un souper presque parfait pour l'an prochain!

mardi 29 mars 2011

Il était une fois...

Mardi soir. Je vais à la bibliothèque avec Robin. Comme chaque fois que nous y faisons une saucette, je me précipite, discrètement quand même, avant lui dans le coin des livres pour enfants. Mon seul but: dissimuler derrière les piles de livres s'offrant à nous, tout livre de Noël. Et Dieu sait qu'il y en a! Je ne sais pas pourquoi mais Robin a toujours le tour (et l'unique but!) de les retrouver. Et là, devant les supplices de mon fils pour que je lui raconte une énième fois La nuit de Noël, La nuit enchantée, Un Noël magique ou Le bonheur du Père Noël, je cède, on s'assoit ensemble, je lis.

Raconter une histoire de Noël en plein mois de décembre? Aucun problème. Mais à la fin mars, aucun plaisir. Il me semble que Comète, Éclair, Cupidon, pipe du Père Noël, cadeaux, rennes, neige, grelots, lutins, ça me tanne d'entendre ça en dehors de décembre. D'ailleurs, mon fils doit trouver ces histoires bien plates comparé à quand il se les fait raconter le 22 décembre. Aujourd'hui, aucune intonation de ma part, même mes Ho!Ho!Ho! ont de l'air faux.

J'ai quand même fait ma part. J'ai lu. J'ai sauté quelques phrases qui ne changeaient rien au sens de l'histoire, puis nous avons rapporté à la maison L'histoire du Titanic, Petit Ours brun en chicane et Pito le lapin. J'aime mieux voir traîner dans le salon des livres avec des images de paquebot, d'ours triste et de lapin que de Père Noël. Au mois de mars en tous cas!

Phrases d'âge d'or.

La semaine dernière, et ce à deux reprises, je me suis surprise à lâcher des calls de matante. À quelqu'un qui me dit que mes enfants ont grandi j'ai répondu:

-Eux ils grandissent, nous on vieillit!!! (Cette réplique trop poche pour mon âge et tirée directement du répertoire de paroles des 65 ans et plus ne sortira plus jamais de ma bouche, je vous le promets!)

Et, devant quelqu'un se plaignant qu'il neigeait encore, j'ai répliqué:

- Ne t'en fais pas, cette nouvelle neige vient chercher la vieille! (Cette réponse aussi pourrait facilement être dite par quelqu'un ayant déjà vécu 74 printemps. D'ailleurs, il me semble que ça vient de la bouche d'un grand-père...)

Je suis qui moi, jeune maman de 35 ans encore en train d'acquérir de l'expérience, pour sortir ces phrases qui se glisseraient mieux avec une carte de l'âge d'or et un petit café réduit au Mc Donald's (à cause de ma carte) qu'en train d'attacher ma progéniture dans son banc d'auto???

lundi 28 mars 2011

Dans mes rêves...


Regardez l'image. Genre de setup que je me faisais avec mes ti-bonshommes dans mes beaux samedis après-midi d'enfance. Mes gars ont hérité de mes Fisher Price et l'autre jour, alors qu'ils jouaient aux bonshommes dans le bain, je m'amusais à leur dire le nom que j'avais donné à chacun alors que j'avais leur âge. Louis et Robin étaient super captifs et intéressés, moi je m'épatais d'avoir autant de mémoire.

Non mais j'aimerais-tu ça enseigner dans des conditions de même? Un ratio de 4 élèves pour un prof. Des élèves pas de bras (donc moins déconcentrés) qui regardent tous dans la bonne direction: en avant. Un bureau extra clean. L'enseignante, toute moulante et de bleu vêtue, semble des plus heureuses avec ses beaux cheveux blonds. Un plancher de bois sur lequel il ne traîne rien...

C'est bien loin de ma réalité. Demain, je devrai enseigner à mes 15 élèves en difficulté, donner 10 avertissements et plus pour ceux qui n'écoutent pas, faire le tour de ma classe avant de quitter pour ramasser bouts de papiers, vieux bouts de mouchoirs, effaces et crayons tombés sur le plancher, laisser ma robe bleue moulante dans ma garde-robe pour une autre situation...Finalement, je préfèrerais rester en pyjama à la maison et jouer aux Fisher Price!

dimanche 27 mars 2011

En quarantaine.

À la maison, nos brosses à dents cohabitent. Elles sont toutes debout dans un petit bocal vitré. Hier soir, Robin a commencé à tousser et à parler du nez. Bien que je n'hésite pas à le coller, à le moucher et à le bécoter malgré ses symptômes, je persiste à croire que le fait de mettre sa brosse à dents en quarantaine, c'est-à-dire sur le bord de l'évier plutôt que dans le bocal, évitera de propager les microbes.

Me voyant faire, Robin s'oppose. Il trouve cela triste de laisser sa brosse à dents seule, en retrait des autres. Il ne veut pas qu'elle soit "rejet". Moi, de mon côté, je me demande comment une brosse à dents peut soudainement s'animer et avoir des émotions. Il est l'heure du dodo. Il se fait tard. Mon fils a la mèche courte et sa mère aussi. Alors voilà, j'achète la paix. Je trouve un plan B pour nous deux.

Cette nuit, toutes nos brosses à dents dormirent ensemble. Par contre, il y en avait une vêtue d'une petite pellicule de Saran Wrap. Au moins, elle était avec les autres.

vendredi 25 mars 2011

Laver laver!

Le nom de mon fils écrit en lettres attachées sur le meuble de la télé. Les petites mains de ma nièce étampées dans la vitre de la porte patio. Le tapis dans l'entrée qui ressemble plus à une plage avec ses milliers de petites roches qui nous collent aux pieds lorsque nous y passons. Le tiroir à légumes du frigo muni d'un tapis de pelures d'oignons. Mon bout de comptoir qui héberge les 87 dessins ou bricolages que mes gars ont faits durant les deux dernières semaines...et j'en passe.

Pas besoin de vous dire que ça sentira les produits nettoyants dans la maison bientôt. Bien que j'aime une maison qui a de la vie, il y a toujours des limites à garder des traces de tout ce qui s'est passé dans les 6 derniers mois de notre existence!

Le grand ménage du printemps. Jamais compris pourquoi ma mère s'entêtait à me faire épousseter le dedans (?) des armoires chaque printemps. Encore moins l'utilité de laver les murs. Je trouvais cela ri-di-cu-le. Maintenant que j'ai ma maison, je comprends davantage. Mais le plus le fun dans tout ça, c'est que faire le ménage en dehors, ça nous aide à nettoyer notre propre intérieur, c'est thérapeutique! Bon grand ménage à tout ceux qui s'apprêtent à une cure...tout en récurant!

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