samedi 7 janvier 2012

"Lentdemain"

Mes gars ont la notion du temps. Évidemment, plus mon 8 que mon 5 ans. Ce dernier aime donc qu'on (lire JE) lui fasse un petit calendrier sur lequel il y a des petites cases numérotées remplies de dessins de maison, d'école, de service de garde...sur lesquelles il s'amuse à mettre un X lorsque la journée est passée.

Avant Noël, les X se faisaient régulièrement et hâtivement avec une certaine excitation de voir les journées s'écouler avant le jour J.

Depuis le début de la semaine, c'est une autre paire de manches. Robin oublie volontairement de barrer la journée, comme si cela dépendait de lui si le temps allait passer ou non et ainsi prolonger son congé. Il me demande chaque matin où on est rendus et tente de me convaincre que je suis dans l'erreur, qu'on n'est pas à la case du 7 mais bien à la case du 6, enfin, vous comprenez.

Il aime l'école mais préfère de loin quand il y a une petite maison sur la case de la journée que l'on entame.

Je ne vous le cacherai pas, moi aussi je préfère le dessin de maison à celui de l'école. Si je pouvais, je ne dessinerais que des maisons jusqu'à la fin janvier...Pour me consoler, je me dis que bien des gens avaient pas mal moins de maisons que moi sur leur mois de janvier ;)

Allons! Profitons du moment présent et des deux grosses dernières journées!

vendredi 6 janvier 2012

Oeufsreux.

Des oeufs cuits durs. Simple, facile, peu coûteux, efficace, synonyme de bonheur.

Ici, c'est pas tous les jours que je mets plus ou moins 6 petits cocos blancs à bouillir dans ma petite casserole qui semble faite juste pour ça. Et, peut-être parce que c'est rare, c'est quelque chose (lire un happening) chaque fois.

D'abord, les gars pensent à "dîner pique-nique" quelque part et c'est rare qu'ils ont tort. L'été, c'est parce qu'on s'aventure quelque part à l'extérieur, l'hiver, c'est parce qu'on les mangera dans un petit chalet après une randonnée sous la chaleur d'un petit poêle à bois dans un refuge. Peu importe, les sandwichs aux oeufs à la coque auront raison de notre estomac après un exercice en plein-air.

Aussi, on se les divise également pour pouvoir enlever la coquille sans les abîmer...et, si on en a fait de trop, on pourra en manger un! (Il y en a toujours de trop)

De plus, si on a fait le stuff "mayo-sel-poivre- qui ira entre deux tranches de pain, il y a deux petites langues qui se partageront le délice, comme on prend plaisir à nettoyer la spatule qui a brassé le mélange à gâteau.

Enfin, mes gars trouvent toujours bien rigolo d'associer leurs petits bruits puants à ces petits oeufs blancs ingurgités quelques heures auparavant!

Il va sans dire, avec des oeufs à la coque, je n'ai pas mon TOC!!!

jeudi 5 janvier 2012

Faire plus court.

Son frère et ses amis l'appellent Rob. L'autre se fait surnommer Lou.

Robin. Louis. Me semble que je ne leurs ai pas donné des noms composés, des noms trop longs ou trop compliqués à dire, que l'on sent le besoin de raccourcir.

Pis finalement, on leur a trouvé des diminutifs. Des surnoms, des surnoms d'amours, des noms cools d'amis.

La première première fois où j'ai entendu ces surnoms, cela m'a fait drôle, puis j'ai finalement trouvé ça mignon. Personnalisé.

Modifier gentiment un prénom, c'est quasiment un cadeau. C'est comme si, on le nommait la personne de plus près.

Raccourcir un prénom, c'est un peu se rapprocher de la personne. C'est diminuer cette distance qui nous sépare lorsqu'on n'est pas de vrais amis.

mercredi 4 janvier 2012

Quand beaucoup devient très peu.

Grosse batch de sauce à spaghetti hier midi. Enfin, je pensais que c'était une grosse batch.

Je décide d'en prendre un peu pour faire une lasagne pour le souper. Je vide donc la moitié de la casserole, bien que j'étende au maximum la sauce sur les pâtes et que je ne fasse que 2 étages.

J'attends que le reste de sauce refroidisse pour la mettre dans de vieux pots de yogourt et la congeler.

À 4 hoo, j'entre de dehors. Que vois-je? Mon, chum, penché au dessus du four, trempant allégrement ses Tostitos dans MA sauce à spaghetti et s'approchant au maximum du plat pour ne pas que la sauce tombe de la chip tellement il en met épais.

Alors voilà, c'est à mon tour. Et contrairement à ma sauce sur les pâtes à lasagne quelques heures avant, là, je me permets de beurrer épais:

-Tu peux pas prendre de la salsa pour manger tes Tostitos, *&?*&? J'ai passé 1 heure et demi à couper des petits légumes, à ouvrir des conserves, à épicer et brasser sporadiquement une sauce, pis tout ce que tu trouves à faire, c'est de piger à volonté dans la dernière moitié?

Je comprends ma mère qui venait enragée noir lorsque nous pigions dans ce qu'elle était en train de préparer ou quand nous mangions au fur et à mesure, ce qu'elle prévoyait mettre en réserve.

Je ne souffre pas d'insécurité alimentaire. Je ne cuisine pas pour une armée, ni en fonction d'une éventuelle crise du verglas. Je cuisine un peu, juste pour qu'il nous reste un ou deux soupers de spag un soir de semaine, quand je serai brûlée en revenant du travail. Est-ce possible?

mardi 3 janvier 2012

Empathie, prise 2.

Hier, Robin jouait avec son ami aux blocs Légo. J'ai la chance et le plaisir d'entendre leur conversation. Robin s'informe de la condition de son ami:

-Aimes-tu ça que tes parents soient séparés ou tu es triste?

-Ça ne me dérange pas. Ça commence à faire longtemps.

-Ta mère, elle a un nouveau chum?

-Non.

-Tu aimerais tu ça?

-Elle en a déjà eu un. C'était le fun.

Pour 5 ans, je trouve que mon fils est très empathique. Il se préoccupe souvent du bonheur des autres. Viendra me serrer fort si je me frappe l'orteil contre la patte de chaise. Me dira qu'il m'aime s'il me voit un peu en brouille avec mon chum. Cherchera à m'aider quand je suis dans le jus.

Hier, ses petites préoccupations pour son ami alors qu'ils étaient en pleine construction de vaisseau m'ont beaucoup touchée. Il aura une carte de plus à son jeu avec les filles plus tard s'il continue de faire preuve d'empathie et d'intérêt.

Ce qui n'est pas donné à tous!...

lundi 2 janvier 2012

Nostalgie.

Hier, en fin d'après-midi, je rentrais dans ma voiture, mon restant de salade de macaroni sous le bras, les yeux dans l'eau. Le dîner du jour de l'an chez une de me tantes clôturait mon temps des fêtes.

Après un blitz de réveillons, de brunchs, de soupers, de 5 à 7, de rencontres familiales et chaleureuses, la nostalgie était au rendez-vous dans mon coeur. Juste de vider le lave-vaisselle et de reconnaître la coupe qu'une de mes soeurs avait au party la veille, le petit vert mauve en plastique dans lequel j'ai versé du lait à Thomas, les fourchettes à fondue de ma voisine laissées ici, le bac de récup plein de bouteilles, les mousseux vides gentiment apportés pour le décompte la veille...Tout m'émouvait.

Ce matin, on dévêtira le sapin. Les boules, les petits soldats et les rois mages retourneront dans leur boîte jusqu'à l'an prochain. Seuls, les glaçons nous colleront aux pieds encore quelques jours. Et cette nostalgie du temps des fêtes laissera place au plein d'amour que j'ai pu faire ces derniers jours, où, entourée de gens que j'aime, j'ai passé des moments uniques.

dimanche 1 janvier 2012

"Tape la galette les garçons les filles avec"!

En ce 1er de l'an, je vous offre la recette de:

Galettes à la mélasse à "MatantAline"!

-2 oeufs
-1 tasse de sucre
-1 tasse de mélasse
-1 tasse de graisse fondue
-1/2 tasse de beurre ou margarine fondue
-1 tasse de lait chaud
-1/2 tasse d'eau bouillante pour délayer 3 c.à thé de soda
-2 c.à thé de vanille
-4 à 5 tasses de farine
-1 c. à thé de poudre à pâte par tasse de farine
-1 c.à soupe de sel

Mélanger le tout à la suite.
Mettre par cuillerée et cuire au centre du four à 350 environ 12 à 15 min.
Évidemment, ajouter de la farine si on roule nos galettes et qu'on fait des petites formes!!!

Glaçage:

-2 tasses de sucre à glacer
-1/4 de tasse de graisse
-lait

Bonne recette!!!

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