samedi 31 décembre 2011

La tape dans le dos.

À l'aube de cette nouvelle année où les bilans et les nouvelles résolutions sont à la mode, je viens de constater quelque chose: je ne prends pas vraiment de nouvelles résolutions à chaque nouvelle année. Je me contente davantage de me donner cette petite tape dans le dos, celle que personne ne me donnera jamais pour tout ce que je fais de bien.

Alors voilà, je me félicite de prendre soin de mes enfants, de mes amis, de mon chum. Je me félicite d'initier des choses et de non pas toujours attendre qu'on me les offre. Je me félicite de bien tenir la maison, de tenir le coup malgré les petites embûches dans ma vie et d'être solide en dehors. Je me félicite d'être fragile en dedans. Ma sensibilité, elle me guide et me fait vibrer. Je me félicite de me tenir en forme et d'être active, d'avoir constamment cette motivation et cette détermination pour bouger quotidiennement.

Prenez le temps aujourd'hui, en ce dernier jour de décembre, de vous féliciter pour quelque chose dont vous êtes fier(ère). Car personne ne le fera à votre place. Et...pourquoi ne pas l'écrire dans mes commentaires?!

Bonne année chers lecteurs. Je ne vous félicite pas de venir me lire. Je vous remercie, mille fois.

vendredi 30 décembre 2011

Bouchon

Ce matin, en me levant, j'aperçois Robin couché sur le divan, la boîte d'Alphabits entre les jambes et, évidemment, la main dans le sac.

Impossible de manquer un repas lorsque tout le monde est attablé même s'il ne ressent pas la faim, il se joint à nous pour manger sa traditionnelle moitié de bagel fromage à la crème et boire les 2 verres de lait nécessaires pour faire descendre le tout.

Voyant ensuite son frère se faire donner la permission spéciale de goûter aux bonnes sandwichs à la mélasse et crémage blanc cuisinées hier, il emboîte le pas et en mange toute une lui aussi. Il ne faut rien manquer.

Puis il déclare:

-Je n'ai plus faim. Je suis plein jusqu'au bouchon. Ça a même dépassé le bouchon!

Je pense qu'il a trop mangé et qu'il vient de mettre en mots ce que son corps ressent!!...

jeudi 29 décembre 2011

Recettes bordéliques.

Mon cartable de recettes égale fouillis. Mes recettes sont toutes pêle-mêle, sur des bouts de papiers disparates, dans un cartable où les anneaux n'ont même pas raison d'être.

-Ma recette de muffins aux bananes? Sur la feuille jaune.
-La sauce au poivre de papa? Sur le post-it rose pâle.
-La recette de galettes à la mélasse de Matante Aline? La feuille blanche avec une tache de gras.
-La pâte à quiche? Sur une feuille mobile pliée en deux.
-Et le biscuits aux bleuets? Sur le bout de carton gris déchiré.
-...

Je me retrouve dans mon bordel. Je peux vous trouver une recette en un temps trois mouvements.

Je me suis souvent promis de refaire de l'ordre dans ce cartable. D'insérer chaque recette dans une feuille protectrice, de les classer par catégories (soupes, desserts, pâtés...), d'y mettre de petits séparateurs. Oubliez ça! Je procrastine, chaque fois que j'en aurais eu l'occasion, je ne lai pas prise. Ça a été un projet durant mes deux congés de maternité...Je préférais toujours cuisiner à classer.

Mon cartable de recettes ne me ressemble pas. Je suis une fille bien rangée un peu partout. Mais l'ordre dans ma paperasse culinaire, c'est pas mon affaire!

mercredi 28 décembre 2011

Le calme après la tempête.

10:30, mercredi. Nous sommes encore tous en pyjama. Mon chum pitonne pour voir un peu ce qui se passe de bon à la télé. Moi, j'en suis à mon 4ième refill de café, je m'évade un peu devant l'ordi dans mes pantoufles en Phentex roses et brunes. Les gars montent un super vaisseau Légo en bas.

Voilà. Les vacances. Le loisir de faire ce que l'on veut, quand on veut. La liberté, un petit cadeau qui se prend bien après quelques jours où on s'est fait imposer grosses bouffes, bains de foule, vêtements chics et rencontres ponctuelles arrosées d'alcool, d'émotions, d'excitations et de dodos très légers.

Comme on est bien sans contraintes, sans horaire. On oublie les jours de la semaine, la date. Un beau repos pour l'esprit et le corps.

mardi 27 décembre 2011

Ailleurs.

Réveillon chez belle-maman. Le lendemain matin, nourrir son poisson Béta prend toute une envergure pour les enfants qui doivent minutieusement déposer à la surface du bocal, 2 minuscules graines de "manger". Prendre plaisir à faire des mots mystères dans le cahier de grand-maman alors qu'à la maison, c'est plate si plate. Passer de longues minutes à jouer avec le pèse-personne, un gadget banal qui devient si amusant car on n'en a pas à la maison.

"C'est le fun parce que c'est ailleurs."

Ma belle-mère m'explique que certaines choses sont si plaisantes à faire quand on n'est pas chez soi.

Elle a bien raison.

samedi 24 décembre 2011

Joyeux Noël!

Ce soir, ça sent mes bons vieux vingt-quatre décembre. Mes parents nous couchaient un peu et nous réveillaient vers 10h00, pour aller réveillonner. Je tapais avec mes bras dans mon oreiller pour dépenser mon excitation. J'étais folle de joie. Je ne pouvais pas attendre, dormir, quelle torture, quel calvaire! Surtout que le Père Noël passait pendant qu'on "dormait".

Maintenant, bien de l'eau a coulé sous les ponts. C'est à mon tour d'attendre que les enfants dorment pour emballer les cadeaux, les mettre en catimini sous le sapin, laisser des graines de biscuits et un fond de verre de lait sur la table et m'endormir le sourire aux lèvres en m'imaginant le visage de mes gars, à leur réveil demain.

Joyeux Noël à vous tous!

Bienvenue dans ce monde des grands.

Hier, vendredi, 17h00. Nous rentrons tous dans la maison après cette dernière journée folle de "travail". Youpi! Bonnes vacances! On fait un "chin" avec notre bière mon chum et moi.

On est dans le salon. Louis est étendu sur le sofa silencieux, son silence me parle. Je soupçonne quelque chose. Je vais m'asseoir près de lui. Il se met à pleurer. Je le serre fort fort dans mes bras. Je cherche un peu à savoir pourquoi il pleure mais en même temps, je sais que ça ne se met pas en mots.

Je tente donc d'expliquer à mon grand 8 ans cette fébrilité qui l'habite. Qui nous habite tous. Je lui explique cette recette de fatigue, d'excitation, de nostalgie, d'attente, de pression qui donne un bien drôle de mélange à l'intérieur.

Il semble rassuré, content de voir qu'il est normal à se sentir ainsi, qu'il n'est pas aussi le seul. Je lui explique qu'il grandit et que son coeur découvre de nouvelles émotions. Que son petit frère, qui devant lui, ne voit rien aller, ne connait pas encore ce sentiment.

Nous nous changeons ensuite les idées, passons à autre chose, un bon souper, d'autres sujets, le vague à l'âme de Louis semble disparaître un peu.

Il laisse quand même à la maman que je suis un petit goût amer. Louis, mon grand, ne mérite pas cette nostalgie. En même temps, je suis touchée de sa belle sensibilité.

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