mardi 6 septembre 2011

Légère réflexion.

Après une journée où ça n'allait pas trop bien la semaine dernière, Robin avait aperçu quelques larmes sur le visage de sa mère fatiguée.

-Maman, tu as une larme? Pourquoi? Peut-être que tu as mangé quelque chose de trop fort ou bien tu as coupé des oignons.

-Oui, ça doit être ça.

lundi 5 septembre 2011

Panier de pommes.

Voici ce que j'ai déniché à l'épicerie...un 4 litres de pommes d'automne dans une boîte en forme d'autobus "colère" ! Je trouve ça mignon, c'est l'autobus de Pomme-Ville.

Cute comme concept!

dimanche 4 septembre 2011

Un peu de tout...

Après la plongée, la voile, jouer et enseigner la musique, la moto et la mécanique, mon chum vient de se découvrir une autre passion: la chasse.

Au jour de l'an, autour d'une sandwich aux oeufs, d'un saucisson roulé et d'un verre de champagne-jus d'orange, une de mes tantes disait à la blague qu'à part bien réussir son steak haché, elle n'avait rien dans quoi elle était vraiment bonne, qu'elle n'avait pas de passion.

Pour en avoir jasé plus d'une fois avec des amies, je réalise, tout comme elles, que je n'ai pas de véritable passion. Une chose sans laquelle je ne pourrais vivre ou une chose pour laquelle je vis.

J'aime un tas de choses, sans toutefois les considérer comme des "passions". J'aime cuisiner, j'aime écrire, j'aime m'entraîner, j'aime le Scrabble, j'aime faire du social avec des ami(e)s,j'aime griffonner des dessins ludiques, j'aime enseigner,j'aime faire du camping, j'aime les randonnées et le plein air, j'aime faire de la route...

Mais il n'y a rien dans lequel j'excelle. Je vis avec un homme qui a plusieurs intérêts. Il est prêt à suivre des cours pour tout, à tout essayer et à se donner. Il me semble que moi, je n'ai pas de trips. J'aime tout, un peu, parfois un peu plus, sans avoir cette nécessité de me donner à fond dans une seule chose.

Suis-je trop éparpillée? Pas assez passionnée? Allumée? Motivée? Ou juste normale?!...


samedi 3 septembre 2011

Rien.

-Qu'est-ce que tu fais en fin de semaine?

-Hum....rien de prévu.

-Ah ouin? Vous n'allez pas nulle part?

-Non, pourquoi?

-Ben, je sais pas, trois jours, congé...

-Non, on reste à la maison et on relaxe.

-Ah.

-Après avoir passé la semaine à me courir après la queue, à verser une larme à la moindre contradiction, à avoir fait des tonnes de photocopies, des rencontres d'élèves et de leurs parents, des soupers, des commissions, des gestions de conflits entre frères supposés bien s'entendre, mon jogging quotidien, mes nuits ébranlées par les orages, les gars qui rêvent à voix haute, le chum qui ronfle, le scooter qui passe trop vite et trop fort au moment exact où je commençais à baver sur l'oreiller, j'ai le goût de relaxer. Le goût d'écrire ces quelques lignes le samedi matin gris pendant que les hommes de la maison rigolent en pyjama devant Les joyeux naufragés. Le goût de décider, après quelques refills de café, ce que je ferai de mes journées.

Pas le goût de préparer des bagages, de faire quelques heures de route pour aller monter une tente sous la pluie pendant que 10 maringouins me tournent autour. Pas le goût de partir en bateau et de faire quelques heures de navigation au moteur parce que pas de vent. Pas le goût de revenir lundi avec une tonne de vêtements à laver et le sentiment de pas avoir eu de temps pour moi.

Désolée, d'habitude, je suis willing pour ce genre de choses mais cette fois, je vais écouter mon corps et ma tête qui me disent de m'arrêter. Et je serai bien contente mardi matin:

-Qu'est-ce que t'as fait ce long weekend de trois jours?

-Rien, pis ça a fait du bien.

vendredi 2 septembre 2011

L'école, en drôle.

Commentaire de Robin:

"Maman, elle n'est pas sévère mon professeur, je ne sais pas comment elle se fâche."

Blague de Louis:

-Maman, sais-tu pourquoi le chauffeur de l'autobus est toujours fâché?

-Parce qu'il conduite un autobus colère...

Bon vendredi!



Mon amour pour la fondue.

Dans ma liste des raisons qui me font apprécier la venue de l'automne et le départ de l'été, il y a, en tête de liste, celle de pouvoir enfin recommencer à manger de la fondue.

Oui, ici, on ne mange pas de fondue l'été, c'est pour avoir moins de peine de quitter l'été et nous aider à avoir hâte que l'automne arrive.

Toute petite, manger de la fondue était synonyme de visite, qui était synonyme de permission de se coucher tard donc de plaisir. C'était aussi synonyme de reculer à plus de 100 mètres de la table pendant que mon père allumait le truc rempli de combustible et d'un souper stressant pour ma mère qui voulait toujours qu'on secoue bien comme il fait notre baguette avant de la sortir du bouillon. On mangeait de la fondue bourguignonne. On se fichait bien que notre viande soit "frite" dans l'huile.

On a ensuite découvert la fondue chinoise. Je me rappelle que c'était bon des viandes pas cuites...Et je me rappelle pas que mes parents m'aient dit de ne pas en manger. Je suis pas morte, et c'est dans ma "batch" de bons souvenirs, de la viande à fondue crue.

Aujourd'hui, la fondue est un prétexte pour jaser. Nos soupers de filles, d'amis, de famille sont souvent autour de ce repas. Tout le monde apporte "sa" viande, une sauce maison et son vin, l'hôte fournit les patates, la salade et le pain. Un classique indémodable. Vous ne viendrez pas me faire croire que manger des sushis en grand groupe, c'est aussi le fun, bien qu'aussi bon.

La fondue, c'est rassembleur, rassurant, réconfortant. Enrouler la viande autour du cube de fromage, tremper tout (ou presque) dans la sauce, les chandelles, la musique, le bruit du bouillon qui chauffe, qui réchauffe la cuisine. Pis l'oeuf qu'on casse à la fin dans le bouillon pour en faire une bonne soupe salée!

Mes enfants sont encore au stade de se dire: Ah non!!! Pas une fondue! Faut encore éteindre les comiques, mettre de la musique, manger dans le noir, pis attendre une heure avant le dessert!

Ah ouin? On s'en reparlera...Pas certaine que plus tard, pour séduire vos conquêtes, vous les recevrez sous les néons avec des grilled cheese devant Télétoon...



jeudi 1 septembre 2011

Sur l'oreiller

Sur le côté droit. Tournée vers la fenêtre ouverte pour sentir l'air frais. Pas le bord près de la porte mais l'autre côté au cas où un fou entrerait, mon chum sert (entre autre) à me protéger. Un oreiller entre mes jambes, parce que j'avais pris cette habitude avec la bedaine de bébés et que j'ai de la difficulté à ma départir de mes habitudes. Mes deux mains jointes comme si je priais, glissées sous mon oreiller plutôt plat. La couverture sur mon oreille. Une autre habitude que j'avais prise lorsque je ne voulais pas entendre les moindres bronchements des bébés qui dormaient dans notre chambre, après seulement quelques jours de vie. Je frotte mes pieds ensemble, un truc qui m'aide à m'endormir.

Puis je tente de penser à rien. Difficile. Qu'est-ce qu'on mangera demain? Comment je m'habillerai? Ai-je mis le réveille-matin? Ah! Faut pas que j'oublie la collation pour Robin et sa maternelle. Et de prendre LA photo de sa première enjambée dans l'autobus. Sans oublier le mascara hydrofuge. Merde! Je voulais téléphoner mes soeurs. Demain soir. Penser à rien. Je m'imagine sur un matelas sur les vagues. Un autre truc pour m'endormir. Mon chum se met à ronfler. Je le brasse un peu. Des petits pieds se promènent. Un aller-retour au pipiroom.

Je m'en vais rejoindre mon lit. Là où je suis inatteignable. Là où je peux heureusement déconnecter, quand je réussis enfin à mettre ma switch à off...


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