mercredi 20 juillet 2011

Crème glacée VS liberté.

Je suis contente d'être maintenant grande et d'être mon propre boss. On s'entend, boss de ma propre vie, de mes propres décisions, de mes limites, des permissions que je peux m'accorder et des restrictions que je dois m'imposer.

Cette réflexion m'est venue d'une situation bien anodine ce soir: Match de soccer de Louis qui se termine, il veut aller à la crème molle. On lui dit non. Il est déçu, argumente, a les yeux plein d'eau. On est poches. On lui explique qu'on ira demain après l'autre match. Il ne veut rien entendre.

Puis je me suis mise à penser que c'est parfois plate d'être enfant. De se faire dire non. De ne pas être libre.

Je suis heureuse de pouvoir aujourd'hui (et ce, depuis quelques années), manger deux jours de suite du spaghetti, faire le ménage quand JE veux, aller au casse-croûte si ça me tente, débourser pour une petite folie, me coucher à l'heure que je veux, inviter qui je veux à manger, pas être prise pour apprendre mes tables de multiplications, prendre des douches aussi longues que je veux, ne pas être "pognée" pour suivre mes parents dans des affaires plates...

Je sais que si j'apprécie aujourd'hui tous ces petits bonheurs, c'est que je me suis fait refuser et imposer des choses durant mon enfance. J'ai appris à doser, à apprécier et à vivre avec cette liberté que mes parents m'ont un jour donnée.

J'assume mon refus de ce soir pour le bar laitier. Demain, la crème glacée sera meilleure. Mon fils l'aura encore plus méritée et désirée demain!

7 commentaires:

  1. Je suis bien d'accord avec toi. Les enfants ont BESOIN que leurs parents leur fournissent un cadre. Il est prouvé que, ce que les jeunes recherchent le plus en joignant un gang, c'est la sécurité, ce cadre, que leurs parents n'ont pas réussi à leur donner.

    Bon, je m'éloigne du sujet, tu parlais des bars laitiers... pas des bars remplis de motards!;)

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  2. Que dire de plus si ce n'est que tu as entièrement raison. La seule différence est que les miens (les deux plus jeunes) ont des handicaps intellectuels : syndromes de Gilles de la Tourette pour les 2 et le plus jeune, le syndrome d'Asperger.

    Vraiment, mais vraiment pas évident de dealer avec ça tous les jours. Même aujourd'hui je suis encore bouleversé par ces tares qu'ils n'auraient jamais dus avoir.

    J'éprouve encore de la culpabilité, malgré les 20 quelques années qui me sépare de l'annonce de la nouvelle par le Dr Guy Geoffroy de Ste-Justine...

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  3. C'est donc vrai ce que tu dis, et c'est tellement le fun de temps en temps, de se payer une "traite" de celles pour lesquelles tes parents auraient dit non. Comme ce soir où je me suis acheté un gros popsicle Fusée 3 couleur en sortant du bureau et qui a dégouliné sur mes doigts et sur ma chemise blanche, mais que j'ai tellement, mais tellement apprécié!

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  4. Tu as raison Michèle, les choses, pour les enfants, sont un peu dures mais... ils auront de la récompense demain :)

    À tout à l'heure!

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  5. Mais pourquoi vous avez dit non à mon Louis après un beau match de soccer à 35 degrés celsius?

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  6. J'adore ce post. Je pense souvent à ça moi aussi. Je n'ai pas encore d'enfant par contre. Mais j'aime mangé des bonbons juste avant le souper... je le sais très bien maintenant que ça ne va pas m'empêcher de souper. Et ce matin, j'ai mangé de la crème-glacer juste parce que j'en avais envi :-)

    Chantal
    www.niny1.blogspot.com

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  7. Ben oui là, je pense comme Matante poule, pourquoi le petit Louis n'a pas eu sa crème glacée? ;o)

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Merci de me démontrer que vous êtes passé par ici!!!

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